Les kata sont la mémoire du karate. Originellement, ils étaient transmis directement de maître à élève, tout écrit étant proscrit. Ce n'est que lorsque le Karate s'est vulgarisé que certains maîtres ont publié des ouvrages sur l'Art.

 

     En ce qui nous concerne, dans notre pratique Shotokai, les kata pratiqués sont référencés dans le Karatedo kyohan, de O sensei Funakoshi. Les formes (une des traductions de kata) ont déjà été plusieurs fois modifiées pour être dévoilées au grand public. Certains peuvent critiquer le fait que ces kata ne sont pas les formes antiques, pour autant, elles ont été élaborées pour répondre a une évolution (adaptation) du karate à une modernité sans laquelle l'art de la main pouvait être voué à la disparition (Cf le poème écrit par maître Funakoshi sur le bateau le menant de son île natale vers le Japon). Il n'en reste pas moins que si la forme extérieure a été modifiée, que les poings se sont formés, pour parer à tout danger des dégats que peuvent faire une main ouverte (nukite, shuto, haito, hiraken, seiryuto...), la vitalité du kata dans son esprit martial doit se retrouver, et, par la même en imprégner la gestuelle.

 

     Chaque kata est diférent. On en retrouve certains groupes (heian, tekki...) scindés en trois ou cinq parties, ou encore en forme longue (dai) ou courte (sho).

 

     Pratiquer les kata, avec la vitalité qui lui est propre, donne de la vie au karate. Ainsi, il n'est pas vide de sens. Mais après tout, si un karateka pratique les kata pour devenir champion ou tout simplement pour "monter en grade", mais qu'il le fasse en tout état de cause, en sachant que ce n'est pas une fin en soi, pourquoi pas ? Ce n'est pas ainsi que nous voyons les choses ; Nous inscrivant dans la Tradition Martiale, nous pratiquons les kata (pratique systématique à chaque cours), nous devons pouvoir  retrouver dans un exercice (kihon, kumite) la dynamique d'un kata.

 

     Le nombre des kata habituellement pratiqués dans notre école est basiquement au nombre de 15, (je vais les énumérer plus bas), mais rien ne nous empêche d'en faire qui ne soient pas dans "la liste". En effet, ce serait aller contre toute idée d'évolution, que de se cantonner à la pratique exclusive des kata de son style. Le piège, car il y en a un, serait d'appprendre une quantité de kata, au détriment de la qualité, juste pour collectionner une forme de plus. On dit que les anciens pratiquants de Karate  n'approfondissaient vraiment "que" trois kata maximum (qu'ils travaillaient sur une vie durant, ce qui n'empêchait pas qu'ils en connaissaient d'autres...). Essayons d'imaginer ce qu'ils ont pu en tirer ! Sans compter sur l'auto-discipline qu'il faut avoir pour s'accrocher à ce genre de pratique...

 

     On distingue en gros trois catégories de kata :

 

          1 les kata de "base" :

 

               taikyoku : la cause première (shodan, nidan, sandan). Au passage, voici un kata oublié de la plupart des groupes "shoto". Il est certes simple à apprendre, mais c'est aussi une "boîte à outils", dans laquelle on peut puiser tout ce que l'on veut. Le 2ème et le 3ème niveau découle du premier. Taikyoku peut, par certains aspects, être considéré comme un prototype. Quoiqu'enseigné dès le départ de la pratique, il convient de ne pas l'oublier, et de s'en référer, il est le miroir de notre évolution.

 

                les Heian : "la paix", en référence à une époque du Japon et, dans la Pratique, on peut considérer que de faire les cinq Heian correctement permet de voir un panel de techniques suffisant (en base) pour pouvoir réagir correctement face à une agression. C'était les kata demandés au passage de la ceinture noire au début en France, plus des kumite.

 

 

 

GASSHUKU BEAUVAIS (stage spécial) le 26 et 27 mai 2018.

 

Le terme ne désigne pas un rendez vous "exotique" de fin de saison, son terme japonais est précis et désigne une période ou un groupe travaille dans une même dynamique, dans un esprit permanent de la Pratique et sous la direction d'un Maitre.

 

 

 

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